fr en
Logo de 13Atmosphere

L'oeil

PARIS, NATURE, CULTURE, UN PARI POUR DEMAIN 13 mars 2016

Douze étudiantes de l’ENSAD  (École nationale supérieure des Arts Décoratifs)  ont conçu des tissages Jacquard en collaboration avec le savoir-faire des ateliers Lelievre et du magazine « Coté Paris », sur le thème de PARIS …

Douze étudiantes qui se sont inspirées de la ville …de ses habitants, de ses couleurs, de ses toits, de ses oiseaux, de son architecture et de son plan urbain …et de sa vie !

Jane Peynot :  PARADE (deuxième prix Ex aequo)

La nature se  présente à Paris à  travers sa faune urbaine.

Omniprésente dans la ville, la faune volatile est composée de plusieurs espèces mais principalement de pigeons, de moineaux. Ces oiseaux sont partout, particulièrement à Paris. Sur les toits, dans les rues, les parcs et le ciel, ils font entière­ment partie du paysage et dominent toute la ville. Ces oiseaux pacifiques et libres, sont aujourd’hui une des marques de Paris.

Mon intention est de représenter des oiseaux faisant partie de la faune pari­sienne, mais avec une esthétique proche de l’enluminure, par sa gamme de couleur, mais aussi par son traitement en formes très fermées et contrastées. Et quelque part ces volatiles libres, amoureux, qui paradent, ressemblent aussi aux parisiens.

  

Rosanna Lefeuvre : PARIS d’ombre et de lumière

Mon premier regard s’est tourné vers ces grandes fenêtres haussmanniennes. Inondées de lumière le jour, leur habitant est une ombre, celle des arbres qui bordent les rues de Paris. Cette végétation vient s’ajouter aux volutes des balcons et feuilles d’acanthe des moulures qui sculptent les façades. Une ornementa­tion sinueuse, dédoublée, brouillée, reflet d’un Paris tortueux, agité, instable, àl’ave­nir incertain et au passé mouvementé.

La nuit, Paris reste la ville lumière. Des rayons s’échappent de ses bâtiments historiques, aux architectures solides, stables dans le temps. Des struc­tures iconiques, d’où s’échappent une lumière scintillante. Une culture pari­sienne qui traverse les siècles de par son architecture, ses symboles, et conserve son identité́ malgré son envie constante de changement. Paris a toujours voulu sor­tir de l’ombre et continuera de rayonner.

 

Sophie Pilorget : PARIS ARRACHEE (lauréate du concours)

Les murs de Paris sont pour moi le lieu d’expression et de réappropriation de la ville par ses habitants. Les affiches publicitaires, d’évè­nements culturels ou politiques se super­posent et sont le reflet de la culture pari­sienne. L’arrachement de ces affiches sont des brèches nous faisant découvrir la ri­chesse et la vie de Paris.

Dans une architecture haussma­nienne où les perspectives se succèdent, des paysages en surface prennent vie au fil des altérations du temps et des passants.

 Justine Decarsin :  ASTER (deuxième prix)

Élaboré à partir de vues satellites de Paris la nuit, le motif se déploie sur un panneau de trois mètres proposant une projection de l’agrandisse­ment de la ville en Grand Paris.

Ville lumière et constellaire, Paris s’étend comme un ciel étoilé.

On ne sait plus si on regarde du ciel ou si on regarde le ciel. Les frontières entre lumières cosmiques et lumières cita­dines se brouillent, se confondent, Paris s’étend comme une nouvelle voie lactée.

 

Garance Tresarrieu : HORIZON

Horizon est une composition qui parle du ciel parisien. Le dessin poudré des toits de la ville parsème le tissu et se mêle aux nuages semblant émaner des cheminées. Cette vision romantique de la ville flottant dans les airs invite à la rêverie.

 

Romane Boussard : PANAME CITY

Ce motif montre des personnages « selfie » traduits par une écriture contemporaine colorée. Ils sont reliés par des chaînes, des fleurs, des éléments architecturaux qui ont cette fois une écriture plus enfantine et moins contrôlée, à la manière d’un graffiti noir et blanc. Ils arborent toutes une série d’acces­soires comme une parure, un plumage, une robe de parade.

Ces accessoires sont souvent copiés de l’univers des marques de luxe. On retrouve alors des casquettes au mo­tif Louis Vuitton, des sacoches au motif Gucci. C’est une sorte de parade des tribus urbaines, dans le but de séduire, plaire, et surtout d’imiter un train de vie différent.

J’offre à une population plus aisée un nou­veau carré Hermès. Ici ce n’est plus l’univers populaire qui copie le luxe, mais l’inverse.

 

Tiphaine Saint-Martin : EKLYPSE

« Il est cinq heures, Paris s’éveille »

Les fragments dorés tels des fenêtres vers une source de lumière éclatante et une dentelle délicate venant se superposer, inspirée des rosaces, fleurs artificielles impressionnantes de la ville.

Paris monumental, d’architecture et de culture. Paris ville lumière, mille fenêtres rythmées. Paris comme un spectacle, le crépitement urbain.

Une éclipse se définit par l’occul­tation d’une source de lumière par un objet physique. Rythme entre textures grani­tées et fragments gothiques, un jeu de transparence se créé entre fond et forme, comme des ombres chinoises se chevau­chant au crépuscule. Matinal ou vespéral, l’idée est de ne jamais quitter Paris et sa vraie nature, les rideaux sont une fenêtre ouverte sur la ville, diffusant sa lueur.

 

Laura Meyer : ENTRE CIEL ET SEINE

Une vision de Paris résumé aux éléments naturels essentiels qui le caractérisent : les méandres de la Seine et son ciel en continuelle muta­tion où les nuages jouent dans le vent et se pourchassent.

 

Josephine Schmitt : PANIER PARISIEN

Paris, ville capitale des arts, de la culture,de la mode mais Paris village attaché à son terroir depuis toujours et pour demain. Paris, connu pour sa gastronomie, ses grands chefs dans le monde entier.

J’ai souhaité mettre en avant cette identité de Paris, en composant avec religieuses, champignons de Paris, maca­rons, baguettes, tous ces produits typiques et emblématiques de notre capitale.

Le tout, dans une ambiance pittoresque avec les rayures évoquant les traditionnelles bâches de marchés. Car, pour moi, Paris c’est avant tout ça, une « ville-village » où il est facile d’oublier la grande ville en déam­bulant au travers des allées d’un marché.

 

Noémie Vallerand : TRAME DE NUIT A PARIS

J’ai souhaité mettre en avant cette identité de Paris, en composant avec religieuses, champignons de Paris, maca­rons, baguettes, tous ces produits typiques et emblématiques de notre capitale.

Le tout, dans une ambiance pittoresque avec les rayures évoquant les traditionnelles bâches de marchés. Car, pour moi, Paris c’est avant tout ça, une « ville-village » où il est facile d’oublier la grande ville en déam­bulant au travers des allées d’un marché.

Issu d’abord d’une série de re­cherches plastiques abstraites de couleurs et matières à reflet (tissage teint puis la­qué, papier métallisé peint puis gravé), mon tissu aboutit enfin à une représentation de Paris mélangeant striures, trames et plans vus du ciel. Les fils dorés et grisés argen­tés offrent un jeu des reflets et mettent en valeur les structures organiques de la ville Lumière vue d’en haut.

 

Juliette Le Goff : BOUQUET FINAL

En créant ce motif j’ai cherché à retranscrire ce qu’est pour moi Paris. Du noble Paris 1900, capitale du XXème siècle incarnée par sa Tour Eiffel scintillante, aux milliers de fenêtres illuminées du Grand Paris mé­tropole d’aujourd’hui, étendu au-delà de ses frontières, celui dans lequel j’ai grandi.

Paris toujours ville qui brille, lu­mières des milliers de vies qui l’arpentent et la vivent chaque jour. Un tissu festif, qui vibre et se veut évocateur d’une nuit de fêtes, feu d’artifice : un bouquet final lancé aux promesses pour demain.

 

Ces tissus ont été exposés au show-room Lelievre le 10 Mars dernier.

 

THM

 Crédits photo : Mathieu Faluomi/ ENSAD